Guerric AERDEN, ocso (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). Le charmant petit ouvrage "Quand Jésus eut douze ans" d’Aelred de Rievaulx, abbé cistercien du XIIe siècle, contient une réflexion sur le temps. Selon les trois dimensions du temps – passé, présent et avenir –, l’auteur indique chaque fois le moment favorable de la « Présence » dans le récit de la célébration de l’accueil de Jésus dans la communauté juive (Lc 2, 41-52).
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« Peut-être n’existe-t-il qu’une peinture cistercienne : celle de Pierre Soulages. »
Par ces mots étonnants, Georges Duby propose une lecture inattendue de l’art pictural de Pierre Soulages (1919-2022), dont il exemplifie la rigueur ascétique et la recherche d'un dénudement monastique quasi-cistercien. Rédigé entre 1970 et 1972, ce court texte, initialement prévu pour un ouvrage collectif qui ne fut jamais publié, jette un regard chargé d'une grande profondeur historique qui éclaire l'incroyable démarche artistique de celui qui fut sans doute le plus grand peintre abstrait français.
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Parutions 2025
Moines et moniales ont fait le choix de la sobriété, du partage et de la profondeur qui contrastent avec bien des aspects de nos sociétés occidentales à bout de souffle. C’est la paix qu’ils poursuivent au jour le jour, dans un quotidien qui n’est pourtant pas de tout repos.
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Parutions 2026
« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jn 15,13).
L’histoire de ces moines nous convoque à cette radicalité de l’amour. Rien de spectaculaire. Rien d’exalté. Mais la plus haute vérité qu’il soit donné de désirer et d’incarner.
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Parutions 2026
Raffaele FASSETTA, ocso (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Saint Benoît, à la fin du prologue de sa Règle, affirme que son propos est de « fonder une école du service du Seigneur ». L’attachement des cisterciens du XIIe siècle à la règle de saint Benoît
est bien connu ; cependant, sur ce point, comme sur d’autres d’ailleurs, ils ne se privent pas de la réinterpréter, de compléter et de développer ce qu’elle se limitait à suggérer ou à esquisser. Ainsi, pour eux, le monastère n’est pas seulement une école où l’on sert le
Seigneur, mais « une école d’amour », où l’on apprend « l’art des arts », qui est l’art d’aimer. On entre au monastère pour apprendre à aimer : aimer Dieu, ou plutôt accueillir son amour, car Dieu nous a aimés le premier (1 Jn 4,19), et notre amour ne peut être qu’une réponse ; et aimer le prochain. Les deux amours sont indissociables
en régime chrétien : ils ne sont guère possibles l’un sans l’autre. Cela vaut à plus forte raison pour les cisterciens, qui ne sont pas des ermites, mais des cénobites : leur vie commune soutient et stimule leur recherche de Dieu, et la préserve de dangereuses illusions.
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Joël REGNARD, ocso (Collectanea Cisterciensia N°77-2015). 1. Une vie monastique solidaire. Ce qui marque les débuts cisterciens, depuis Molesme, c’est l’expérience d’un "nous" qui revient souvent dans les textes – "les frères et l’abbé décidèrent" –, ce "nous" qui s’accompagne d’un souci d’unanimité dans la Charte de charité. On retrouve ce "nous" dans la tradition de Clairvaux, dans l’Exorde de Cîteaux par exemple, avec le "propositum (projet)" commun. Bernard va élargir ce "nous" à l’Église dans toute sa diversité, mais aussi à la société et au monde, car, du temps de Bernard, encore plus qu’aujourd’hui, il est impossible de dissocier l’Église de la société et du monde.
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