CMN - ARCCIS : Association pour le rayonnement de la culture cistercienne

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La lectio d’un moine médiéval

Christophe VUILLAUME, osb (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). "La vigne mystique", ou "Traité de la Passion du Seigneur" : tel est le titre de l’œuvre insérée dans la désormais désuète, mais encore fort utile, édition Vivès de 1867 des "Œuvres complètes de Saint Bernard". Elle figure, il est vrai au tome 6, réservé aux œuvres apocryphes du saint Abbé. Le style, les méthodes d’interprétation et le type de dévotion à l’humanité de Jésus situent, il est vrai, le texte dans une période proche de celle de Bernard. Par ailleurs, ce « traité » semble avoir été pour une large part composé pour des moniales, « vierges du Christ », puisque de longues pages leur sont explicitement consacrées. En réalité, Vivès a suivi ici l’édition de Mabillon, dont il reproduit la préface et les attributions à tel auteur probable, quand elles ont pu être déterminées. Mais, pour "La Vigne mystique", le célèbre mauriste n’indique rien, laissant anonyme ce traité d’une centaine de colonnes. Plus tardivement, sa paternité sera attribuée soit à Richard de Saint-Victor, soit plus vraisemblablement à saint Bonaventure, mais avec des interpolations. Quoi qu’il en soit, son authenticité bernardine a été écartée par les éditeurs des "Sancti Bernardi Opera", puisque le texte n’y figure plus au rang des traités. Enfin, l’édition récente des "Sources Chrétiennes" l’a également écarté. Néanmoins, le texte est là. Et puisqu’il a le mérite d’avoir été sauvé de l’oubli sous le nom de l’illustre Abbé de Clairvaux, recevons-le ; il est des plus intéressants par son contenu comme par sa méthode.

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La commende monastique à l’époque moderne

Loin du discours noir souvent avancé, cet ouvrage - issu d'un colloque organisé en octobre 2024 à Clairvaux - propose une lecture nuancée de la commende et de ses effets spirituels, économiques et politiques, parfois favorables au rayonnement et au renouveau des communautés.

Rattaché à Bibliographie / Parutions 2026

Bernard de Clairvaux et Martin Luther

Karl GERVIN (Collectanea Cisterciensia N°79-2017). Quand le jeune Luther décida d’entrer au monastère en 1505, il choisit le strict monastère augustinien d’Erfurt: il y a rencontré le catholicisme de son temps sous son meilleur aspect. Luther voulait entrer de tout son cœur dans la vie monastique, mais il expérimenta aussi combien il était loin de pouvoir réaliser son idéal, et ce fut la cause d’une grande affliction car il craignait Dieu. C’est alors qu’un vieux moine lui vint en aide et le réconforta en lui révélant que le pardon des péchés était accordé par la foi seulement...

Rattaché à Publications-Réalisations / Derniers articles

Coenobium. Réflexions sur la communauté monastique

Après soixante années passées au sein d’une communauté cistercienne, Michael Casey associe ses simples observations sur les joies et les défis de la vie communautaire à une compréhension profonde des significations plus intérieures de la vie monastique, tenant compte des évolutions théoriques et pratiques survenues au cours de sa vie...

Rattaché à Bibliographie / Parutions 2026

Sainte Gertrude et le mystère de l’Église

Cyrille DEVILLERS, osb (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). À qui douterait de "la conscience ecclésiale" de sainte Gertrude, il faudrait faire lire le passage du Héraut de l’Amour de Dieu où Gertrude s’approche du Seigneur, un mercredi des Cendres, "tenant la place de l’Église (in persona Ecclesiæ) et s’offrant pour ainsi dire avec elle et à sa place (quasi cum ea et pro ea)", de sorte qu’admise par lui avec une "bienveillante tendresse", elle apprenne d’expérience "quel trop grand amour le Christ époux porte véritablement à son épouse l’Église dont elle (Gertrude) s’efforçait de tenir la place".

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Le bienheureux Marie-Joseph Cassant: Un chemin spirituel lumineux à l’épreuve d’une formation laborieuse

Michelle BREUILLÉ (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). Vous parler du bienheureux Marie-Joseph Cassant est toujours l’occasion pour moi de rendre grâce. Le Seigneur a mis sur ma route Marie-Joseph Cassant et ça a changé profondément ma vie. Le bienheureux Marie-Joseph Cassant nous invite à nous laisser saisir par l’amour du Christ dans l’abandon et la confiance. Chez Marie-Joseph Cassant tout est dans « l’être », il avait peu de facilité : ce qu’il faisait était toujours difficile à réaliser et le confrontait à des limites intellectuelles ou physiques mais toute sa vie a été donnée à Jésus. C’est dans cette sainteté humble et discrète qu’est le fondement de la spiritualité du Père Cassant.

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Les degrés de l'humilité et de l'orgueil

Toute première œuvre de Bernard, écrite aux alentours de 1120, ce traité développe un commentaire du chapitre 7 de la Règle de saint Benoît, consacré aux degrés de l’humilité.

Rattaché à Bibliographie / Parutions 2025