Raffaele FASSETTA, ocso (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Saint Benoît, à la fin du prologue de sa Règle, affirme que son propos est de « fonder une école du service du Seigneur ». L’attachement des cisterciens du XIIe siècle à la règle de saint Benoît
est bien connu ; cependant, sur ce point, comme sur d’autres d’ailleurs, ils ne se privent pas de la réinterpréter, de compléter et de développer ce qu’elle se limitait à suggérer ou à esquisser. Ainsi, pour eux, le monastère n’est pas seulement une école où l’on sert le
Seigneur, mais « une école d’amour », où l’on apprend « l’art des arts », qui est l’art d’aimer. On entre au monastère pour apprendre à aimer : aimer Dieu, ou plutôt accueillir son amour, car Dieu nous a aimés le premier (1 Jn 4,19), et notre amour ne peut être qu’une réponse ; et aimer le prochain. Les deux amours sont indissociables
en régime chrétien : ils ne sont guère possibles l’un sans l’autre. Cela vaut à plus forte raison pour les cisterciens, qui ne sont pas des ermites, mais des cénobites : leur vie commune soutient et stimule leur recherche de Dieu, et la préserve de dangereuses illusions.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
ARCCIS (Association pour le Rayonnement de la Culture Cistercienne) a été fondée en 1996. Son siège social est à l’abbaye de Cîteaux.
Cette association est regroupe de manière institutionnelle, les différents composantes francophones de la famille cistercienne : l’Ordre cistercien (OCist), l’Ordre cistercien de la Stricte Observance (OCSO, communément appelés Trappistes, Trappistines), l’Ordre des Bernardines d’Esquermes, les Bernardines de Collombey en Suisse, tous les monastères cisterciens francophones, et également les laïcs qui veulent nourrir leur vie à la spiritualité cistercienne.
L’objet de l’association est de « faire rayonner la culture cistercienne sous toutes ses formes, la défendre éventuellement contre des interprétations erronées ou tendancieuses, et favoriser la pratique de la spiritualité cistercienne ».
Ce site référence les livres, publications, articles concernant l'histoire cistercienne (monographies d'abbayes, biographies...), il publie des bibliographies depuis 15 ans. Il signale des événements du monde cistercien (commémoration, colloque, conférence...). Enfin il publie en ligne des articles de revues cisterciennes (Collectanea, Liens cisterciens...).
Après soixante années passées au sein d’une communauté cistercienne, Michael Casey associe ses simples observations sur les joies et les défis de la vie communautaire à une compréhension profonde des significations plus intérieures de la vie monastique, tenant compte des évolutions théoriques et pratiques survenues au cours de sa vie...
Rattaché à
Bibliographie
/
Parutions 2026
Paul VERDEYEN, sj (Collectanea Cisterciensia N°74-2012). L'année 1997, la collection Corpus christianorum – Continuatio mediaevalis a publié un texte anonyme parmi les œuvres de Guillaume de Saint-Thierry1. Ce Commentaire bref des deux premiers chapitres du Cantique des cantiques a déjà fait couler beaucoup d’encre. En 1667, Mabillon a présenté ce texte dans la première édition des Œuvres de saint Bernard (t. III, p. 585-624) et il le considérait alors comme le procès-verbal d’un entretien que Bernard avait eu avec son ami Guillaume, abbé de Saint-Thierry, pendant un long séjour
de ce dernier à l’infirmerie de Clairvaux, sans doute vers 1123. Ailleurs, nous avons nommé ce colloque : « La rencontre de deux abbés malades ».
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles