Évelyne FRANK (Collectanea Cisterciensia N°68-2006). Lire Etty Hillesum, c’est pour moi poser à ses écrits des questions existentielles qui me passionnent, pour, avec elle, apprendre, dans ma propre vie. Je fais en cela comme elle, puisque c’est dans cet esprit qu’elle lisait Rilke, par exemple. Il s’agit de cette herméneutique dont Paul Ricœur écrit: "Comprendre un texte, c’est se comprendre. Se comprendre, c’est se comprendre devant le texte et recevoir de lui les conditions d’un moi, autre que le moi qui vient à la lecture."
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Évelyne FRANK (Collectanea Cisterciencia N°68-2006). Lire Etty Hillesum, c’est pour moi poser à ses écrits des questions
existentielles qui me passionnent, pour, avec elle, apprendre,
dans ma propre vie. Je fais en cela comme elle, puisque c’est dans
cet esprit qu’elle lisait Rilke, par exemple. Il s’agit de cette herméneutique
dont Paul Ricoeur écrit : « Comprendre un texte, c’est se
comprendre. Se comprendre, c’est se comprendre devant le texte et
recevoir de lui les conditions d’un moi, autre que le moi qui vient à
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Mauro-Giuseppe LEPORI, o.cist. (Collectanea Cisterciensia N°81-2019). Lettre de Pentecôte 2019. Chers frères et sœurs, Il y a 900 ans, nos premiers Pères cisterciens avec leurs communautés ont fait approuver par le pape Calixte II un texte pour animer les relations entre les monastères, comme la règle de saint Benoît anime les relations entre les membres de chaque communauté. Ils ont appelé ce texte Carta caritatis – Charte de charité, précisément pour que ce document permette à la famille monastique naissante de Cîteaux de grandir dans la communion fraternelle, et donc de refléter, dans l’Église et dans le monde, la lumière divine de l’amour trinitaire.
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Adalbert de VOGÜÉ, osb (Collectanea Cisterciensia N°71-2009). C'est un fait singulier que la joie ('gaudium') n'apparaît guère, dans la 'Règle' de saint Benoît, qu'en deux passages où il est question de mortifications ou d'épreuves. Si l'on met à part une phrase du directoire de l'abbé, où Benoît souhaite à celui-ci "d'éprouver la joie de voir grandir son troupeau", les autres occurrences du substantif 'gaudium' et du verbe 'gaudere' rendent un son différent et inattendu.
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Dom Olivier Quenardel, abbé émérite de Cîteaux, partage la grande joie de sa vie qu'est la prière, explore ses formes et ses combats, et rappelle à ceux qui hésitent encore, avec saint Jean Chrysostome, que "celui qui prie tient en main le gouvernail du monde".
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Christophe VUILLAUME, osb (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). "La vigne mystique", ou "Traité de la Passion du Seigneur" : tel est le titre de l’œuvre insérée dans la désormais désuète, mais encore fort utile, édition Vivès de 1867 des "Œuvres complètes de Saint Bernard". Elle figure, il est vrai au tome 6, réservé aux œuvres apocryphes du saint Abbé. Le style, les méthodes d’interprétation et le type de dévotion à l’humanité de Jésus situent, il est vrai, le texte dans une période proche de celle de Bernard. Par ailleurs, ce « traité » semble avoir été pour une large part composé pour des moniales, « vierges du Christ », puisque de longues pages leur sont explicitement consacrées. En réalité, Vivès a suivi ici l’édition de Mabillon, dont il reproduit la préface et les attributions à tel auteur probable, quand elles ont pu être déterminées. Mais, pour "La Vigne mystique", le célèbre mauriste n’indique rien, laissant anonyme ce traité d’une centaine de colonnes. Plus tardivement, sa paternité sera attribuée soit à Richard de Saint-Victor, soit plus vraisemblablement à saint Bonaventure, mais avec des interpolations. Quoi qu’il en soit, son authenticité bernardine a été écartée par les éditeurs des "Sancti Bernardi Opera", puisque le texte n’y figure plus au rang des traités. Enfin, l’édition récente des "Sources Chrétiennes" l’a également écarté. Néanmoins, le texte est là. Et puisqu’il a le mérite d’avoir été sauvé de l’oubli sous le nom de l’illustre Abbé de Clairvaux, recevons-le ; il est des plus intéressants par son contenu comme par sa méthode.
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Jean-Marc CHÉNÉ, ocso (Collectanea Cisterciensia N°74-2012). Du 5 au 26 octobre 2008, s’est tenue au Vatican une assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, sur le thème La Parole de Dieu dans la vie et dans la mission de l’Église. C’était la première fois que le Synode des évêques invitait un rabbin pour qu’il donne un
témoignage « sur les Saintes Écritures juives, qui justement, précisait Benoît XVI, font partie de nos Saintes Écritures ». Pour partager les fruits de cette assemblée synodale à l’ensemble du peuple de Dieu, Benoît XVI publiait, le 30 septembre 2010, mémoire de saint Jérôme, une exhortation apostolique post-synodale, Verbum Domini.
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Dom Marie-Gérard DUBOIS, ocso (Collectanea Cisterciencia N°68-2006). Pour savoir comment la liturgie est formatrice, il faut d’abord se remémorer ce à quoi il faut former et qui est à former. Pour des maîtres et des maîtresses de novices, il s’agit de former des moines ou des moniales, mais qu’est-ce qu’un moine ou une moniale? Le moine est un chrétien, c’est-à-dire un croyant en un Dieu Trinité, baptisé et membre de l’Église. Un croyant qui cherche Dieu, comme tout croyant devrait le faire, dans la foi, l’espérance et la charité, recherche qui se concrétise dans la prière et dans l’ensemble de la vie spirituelle.
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