CMN - ARCCIS : Association pour le rayonnement de la culture cistercienne

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La mystique christocentrique et nuptiale de saint Bernard dans les sermons sur le Cantique

Raffaele FASSETTA, ocso (Collectanea Cisterciensia N°75-2013). En ce qui concerne la christologie, Bernard n’est pas novateur sur le plan de la doctrine. Il reçoit paisiblement la foi de l’Église concernant l’être du Christ, à la fois vrai Dieu et vrai homme : le mystère des deux natures dans l’unique Personne divine du Verbe. Son originalité se situe à un autre niveau. Ce qui lui importe, c’est de savoir ce que le Christ est pour nous (pro nobis), et le savoir d’une connaissance vivante, savoureuse, qui engage le cœur. Pour Bernard, ce qui compte avant tout, c’est l’amour.

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The Cistercian Hermann Zoest's Treatise on Leavened and Unleavened Bread

Cette édition critique du "De fermento et azimo" du cistercien Hermann Zoest de Münster, subsistant dans une douzaine de manuscrits complets, met à disposition le plus grand traité médiéval concernant le type de pain que Jésus rompit lors de la Cène. Hermann composa son traité en 1436 au concile de Bâle, dans le but œcuménique de faciliter l'union des Églises.

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Le combat spirituel. "Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive" (1)

Adalberto PIOVANO, osb (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Il n’est certes pas facile de réfléchir sur un thème comme le combat spirituel et d’essayer de le proposer aux croyants d’aujourd’hui; on éprouve comme un malaise quand on aborde un aspect de l’expérience chrétienne qui utilise un langage aussi éloigné d’un certain climat spirituel qui caractérise bien des niveaux de notre contexte ecclésial actuel. D’où provient ce malaise? Pourquoi cette suspicion devant un thème comme celui-ci ? Une représentation "dramatique" de la vie spirituelle peut-elle encore trouver place dans un christianisme enthousiaste et un peu idéologique? Brièvement, nous pouvons identifier quelques causes de ce malaise; elles mettent en évidence, à contre-jour, l’importance et la nécessité de refonder un certain langage relatif à la vie spirituelle par un retour à sa matrice biblico-patristique.

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L'abbaye de Bellevaux. Neuvième centenaire

Le colloque qui s’est tenu à Vesoul en 2019 a permis de renouveler et compléter considérablement les connaissances sur la première abbaye cistercienne de Franche-Comté : Bellevaux. Les actes de la rencontre mettent au jour de nouveaux apports tant sur la vie religieuse que sur l’édifice, remanié au fil des siècles (volume 1). Les archives livre pour la période plus de 300 actes (les trois quarts inédits) et le plus ancien censier de l'abbaye (volume 2).

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Clairvaux, « École d’amour », sous l’abbatiat de saint Bernard

Raffaele FASSETTA, ocso (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Saint Benoît, à la fin du prologue de sa Règle, affirme que son propos est de « fonder une école du service du Seigneur ». L’attachement des cisterciens du XIIe siècle à la règle de saint Benoît est bien connu ; cependant, sur ce point, comme sur d’autres d’ailleurs, ils ne se privent pas de la réinterpréter, de compléter et de développer ce qu’elle se limitait à suggérer ou à esquisser. Ainsi, pour eux, le monastère n’est pas seulement une école où l’on sert le Seigneur, mais « une école d’amour », où l’on apprend « l’art des arts », qui est l’art d’aimer. On entre au monastère pour apprendre à aimer : aimer Dieu, ou plutôt accueillir son amour, car Dieu nous a aimés le premier (1 Jn 4,19), et notre amour ne peut être qu’une réponse ; et aimer le prochain. Les deux amours sont indissociables en régime chrétien : ils ne sont guère possibles l’un sans l’autre. Cela vaut à plus forte raison pour les cisterciens, qui ne sont pas des ermites, mais des cénobites : leur vie commune soutient et stimule leur recherche de Dieu, et la préserve de dangereuses illusions.

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