Gertrude SCHALLER, o.cist. (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). Comment ai-je pu accepter de vous parler de sainte Gertrude ici à Cîteaux, dans la maison de Dom Olivier, le grand spécialiste, ami et quasi confident de notre sainte cistercienne? Moi-même, je la fréquente depuis que je porte son nom, mais sans aucune prétention de la connaître à fond. Si je vous parle aujourd’hui, c’est par gratitude envers elle, qui toujours de nouveau m’entraîne vers la louange de l’Ami bien-aimé. Je vais donc me demander avec vous, si et, si oui, comment Gertrude vit de la spiritualité cistercienne.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Olivier QUENARDEL, ocso (Collectanea Cisterciensia N°79-2017). Chaque fois que je viens aux Bernardins, j’ai le sentiment d’entrer dans un lieu chargé d’une longue histoire. Les pierres et les murs en portent la mémoire. Constructions, destructions, restructurations disent quelle fut leur destination. Ici, pendant cinq siècles, des moines, plutôt jeunes et appartenant à la tradition cistercienne, ont vécu un défi difficile: mener des études sérieuses, en l’occurrence de type universitaire, tout en demeurant d’authentiques chercheurs de Dieu. Aujourd’hui, ce lieu retrouve sa vocation première. Il n’est plus réservé aux moines. Il est ouvert à toute personne qui cherche à mettre du sel dans sa vie, et particulièrement le sel de l’Évangile.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Mauro-Giuseppe LEPORI, o.cist. (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Pour approfondir avec vous le thème de la miséricorde en communauté, je voudrais partir d’un passage du Sermon sur la montagne, au chapitre 5 de saint Matthieu: "Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande" (Mt 5, 23-24).
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Simon-Pierre ARNOLD, osb (Collectanea Cisterciensia N°71-2009). Le diagnostic est aujourd'hui pratiquement universel: la vie religieuse passe par une crise d'identité et de sens sans précédent qui met en péril jusqu’à son existence. Même si, évidemment, cette crise participe de la crise plus générale de la société et de l'Église au niveau mondial, il n'empêche que, dans la mesure où la vie religieuse est une des utopies les plus caractéristiques du christianisme, cette perte de signification spirituelle des religieux et religieuses touche, au-delà d'eux-mêmes, tout le système de valeurs et, par conséquent, le projet même de la civilisation chrétienne.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Adalbert de VOGÜÉ, osb (Collectanea Cisterciensia N°71-2009). C'est un fait singulier que la joie ('gaudium') n'apparaît guère, dans la 'Règle' de saint Benoît, qu'en deux passages où il est question de mortifications ou d'épreuves. Si l'on met à part une phrase du directoire de l'abbé, où Benoît souhaite à celui-ci "d'éprouver la joie de voir grandir son troupeau", les autres occurrences du substantif 'gaudium' et du verbe 'gaudere' rendent un son différent et inattendu.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
André LOUF, ocso (Collectanea Cisterciensia N°70-2008). Une grâce exclusivement évangélique. "Bienheureux l’homme qui connaît sa propre faiblesse". Ou encore: Celui qui connaît ses péchés […] est plus grand que celui qui ressuscite les morts par sa prière. Celui qui pleure une heure sur son âme est plus grand que celui qui est au service du monde entier […]. Celui qui a été jugé digne de se voir (tel qu’il est) est plus grand que celui auquel a été donné de voir les anges". Ce passage d’Isaac le Syrien est souvent cité. Il est d’ailleurs intarissable sur le sujet, ne reculant devant aucun paradoxe. Un autre texte de lui, récemment découvert, semble renchérir encore...
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Claude J. PEIFER, osb (Collectanea Cisterciensia N°70-2008). La plupart des gens conçoivent les monastères comme des institutions stables au milieu d’un monde changeant, des institutions qui pourraient vivre des siècles alors même que tout le reste s’écroulerait autour d’elles. Il est quelque fondement à l’appui de ces vues, car il
en existe des exemples éclatants, qui sont largement connus. Il y a l’histoire longue et mouvementée du Mont Cassin, avec sa devise: succisa virescit. Il y a la Grande Laure du Mont Athos, qui a connu une existence ininterrompue depuis sa fondation par saint Athanase l’Athonite, en 963, jusqu’à nos jours. Il y a le monastère de Mar Saba dans le désert de Juda, qui jouit d’une existence continue depuis l’installation de saint Saba en 478. Le cas le plus spectaculaire est sans doute celui des monastères coptes du Wadi Natrun, au nord de l’Égypte, où l’on dit que la vie monastique n’a jamais cessé depuis que, le premier, Abba Ammon s’y installa aux environs de l’an 330 et qui a été le siège d’un renouveau monastique remarquable à l’époque contemporaine.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Christine APTEL, ocso (Collectanea Cisterciensia N°69-2007). On pourrait appliquer à Gilbert ce que lui-même dit d’Aelred de Rievaulx, son contemporain: "Il usait de termes faciles en vue d'édifier, mais on percevait dans ses paroles la violence de la grâce qui enivre" (40, 62). De fait, ce qui frappe le lecteur d'aujourd'hui, comme sans doute l'auditeur d'autrefois, c'est la force d'une expérience de l'amour de Dieu: elle transparaît à chaque page, dans des formules qui sonnent vrai et, par là, éveillent en nous une profondeur altérée. Autant de raisons de se plonger dans les quarante huit sermons de Gilbert et de puiser dans ce trésor offert à notre patience!
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Thomas GEORGEON, ocso (Collectanea Cisterciensia N°69-2007). "Pour aborder la mort, il faut non pas beaucoup de courage mais beaucoup d’humilité." Cette phrase de frère Luc semble bien résumer ce que fut son itinéraire spirituel. Peut-être paraîtra-t-il curieux d’aborder frère Luc par la "face nord" de sa vie, celle qui conduit vers les sommets de l’éternité, de traiter de la vieillesse et de l’approche de la mort, mais ses écrits tracent un cheminement pascal, laissant transparaître son attente du jour du Seigneur, cette transparence de l’absolu...
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles
Aquinata BÖCKMANN, osb (Collectanea Cisterciensia N°68-2006). "Sous la conduite de l’Évangile, avançons dans ses chemins." En disant cela au Prologue 21, Benoît parle de la Bible entière, comme le montre la Règle elle-même. D’autre part, le Christ est le résumé de l’Évangile. Et ce verset 21 du Prologue correspond à une phrase qu’on lira à la fin de la Règle: "Ne préférer absolument rien au Christ pour qu’il nous mène tous ensemble à la Vie éternelle" (72, 11-12). La RB veut nous apprendre à avancer ensemble sur un même chemin, sous la conduite du Christ. On peut donc commencer cette analyse par l’hypothèse que l’accès au Christ se fait en partant de la vie concrète.
Rattaché à
Publications-Réalisations
/
Derniers articles