Adalberto PIOVANO, osb (Collectanea Cisterciensia N°81-2019). Dans la tradition monastique ancienne, nous trouvons avec une certaine insistance la référence à la parabole évangélique de Luc 18, 9-14, et en particulier à l’un des deux protagonistes que Jésus compare dans leur manière de prier.
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Benoît GAIN (Collectanea Cisterciensia N°82-2020). Parmi les Pères, Basile de Césarée se distingue pour avoir à plusieurs reprises donné une définition du chrétien, moins du point de vue de son identité : « est chrétien celui qui … », « qui confesse que Jésus est Seigneur et Christ » – selon par exemple Justin – que de son être profond : qu’est-ce, en fin de compte, que la vie chrétienne ? Encore convient-il de veiller non seulement à relever, si possible de manière exhaustive, les occurrences de ces définitions dans ses œuvres, qui appartiennent à des genres variés, mais aussi d’en apprécier les harmoniques.
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Amedeo CENCINI, fdcc (Collectanea Cisterciensia N°82-2020). Ces dernières années, nous avons souvent essayé de signaler des perspectives de vie et d’avenir pour la vie consacrée qui soient crédibles, avec une capacité plus ou moins grande d’imaginer cet avenir, et en allant parfois jusqu’à le craindre. Dans cette réflexion, je voudrais donner un sens précis à ce terme « perspectives », en le comprenant surtout comme des indicateurs d’un chemin qui pourrait se révéler prometteur et riche de vie, et en en faisant comme un élément pour vérifier nos parcours institutionnels et communautaires actuels. Élément de vérification pour chaque institut, mais aussi pour chaque communauté, avec lequel on pourrait se confronter dans des circonstances officielles comme lors d’un chapitre provincial ou général, mais aussi pour la vie quotidienne de chaque personne consacrée.
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Aquinata BÖCKMANN, osb (Collectanea Cisterciensia N°68-2006). "Sous la conduite de l’Évangile, avançons dans ses chemins." En disant cela au Prologue 21, Benoît parle de la Bible entière, comme le montre la Règle elle-même. D’autre part, le Christ est le résumé de l’Évangile. Et ce verset 21 du Prologue correspond à une phrase qu’on lira à la fin de la Règle: "Ne préférer absolument rien au Christ pour qu’il nous mène tous ensemble à la Vie éternelle" (72, 11-12). La RB veut nous apprendre à avancer ensemble sur un même chemin, sous la conduite du Christ. On peut donc commencer cette analyse par l’hypothèse que l’accès au Christ se fait en partant de la vie concrète.
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Christine APTEL, ocso (Collectanea Cisterciensia N°69-2007). On pourrait appliquer à Gilbert ce que lui-même dit d’Aelred de Rievaulx, son contemporain: "Il usait de termes faciles en vue d'édifier, mais on percevait dans ses paroles la violence de la grâce qui enivre" (40, 62). De fait, ce qui frappe le lecteur d'aujourd'hui, comme sans doute l'auditeur d'autrefois, c'est la force d'une expérience de l'amour de Dieu: elle transparaît à chaque page, dans des formules qui sonnent vrai et, par là, éveillent en nous une profondeur altérée. Autant de raisons de se plonger dans les quarante huit sermons de Gilbert et de puiser dans ce trésor offert à notre patience!
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Claude J. PEIFER, osb (Collectanea Cisterciensia N°70-2008). La plupart des gens conçoivent les monastères comme des institutions stables au milieu d’un monde changeant, des institutions qui pourraient vivre des siècles alors même que tout le reste s’écroulerait autour d’elles. Il est quelque fondement à l’appui de ces vues, car il
en existe des exemples éclatants, qui sont largement connus. Il y a l’histoire longue et mouvementée du Mont Cassin, avec sa devise: succisa virescit. Il y a la Grande Laure du Mont Athos, qui a connu une existence ininterrompue depuis sa fondation par saint Athanase l’Athonite, en 963, jusqu’à nos jours. Il y a le monastère de Mar Saba dans le désert de Juda, qui jouit d’une existence continue depuis l’installation de saint Saba en 478. Le cas le plus spectaculaire est sans doute celui des monastères coptes du Wadi Natrun, au nord de l’Égypte, où l’on dit que la vie monastique n’a jamais cessé depuis que, le premier, Abba Ammon s’y installa aux environs de l’an 330 et qui a été le siège d’un renouveau monastique remarquable à l’époque contemporaine.
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Mauro-Giuseppe LEPORI, o.cist. (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). Pour approfondir avec vous le thème de la miséricorde en communauté, je voudrais partir d’un passage du Sermon sur la montagne, au chapitre 5 de saint Matthieu: "Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande" (Mt 5, 23-24).
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Olivier QUENARDEL, ocso (Collectanea Cisterciensia N°79-2017). Chaque fois que je viens aux Bernardins, j’ai le sentiment d’entrer dans un lieu chargé d’une longue histoire. Les pierres et les murs en portent la mémoire. Constructions, destructions, restructurations disent quelle fut leur destination. Ici, pendant cinq siècles, des moines, plutôt jeunes et appartenant à la tradition cistercienne, ont vécu un défi difficile: mener des études sérieuses, en l’occurrence de type universitaire, tout en demeurant d’authentiques chercheurs de Dieu. Aujourd’hui, ce lieu retrouve sa vocation première. Il n’est plus réservé aux moines. Il est ouvert à toute personne qui cherche à mettre du sel dans sa vie, et particulièrement le sel de l’Évangile.
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Gertrude SCHALLER, o.cist. (Collectanea Cisterciensia N°76-2014). Comment ai-je pu accepter de vous parler de sainte Gertrude ici à Cîteaux, dans la maison de Dom Olivier, le grand spécialiste, ami et quasi confident de notre sainte cistercienne? Moi-même, je la fréquente depuis que je porte son nom, mais sans aucune prétention de la connaître à fond. Si je vous parle aujourd’hui, c’est par gratitude envers elle, qui toujours de nouveau m’entraîne vers la louange de l’Ami bien-aimé. Je vais donc me demander avec vous, si et, si oui, comment Gertrude vit de la spiritualité cistercienne.
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Adalberto PIOVANO, osb (Collectanea Cisterciensia N°78-2016). D’après ce que nous avons dit jusqu’ici, il est évident que, pour la tradition monastique, l’ascèse, dans sa relation au corps et au cœur, est profondément orientée vers une pleine maturité spirituelle. Grâce
à un exercice discipliné de toutes les composantes de la personnalité, se réalise cet état existentiel qu’est la vigilance. C’est justement la vigilance (le fruit d’une ascèse du cœur et du corps) qui permet de préserver sa vie de ces réalités ambiguës qui s’en prennent à nos
désirs les plus authentiques (les pensées, logismoi) et qui favorisent cette idolâtrie de soi qui est la racine de tout péché.
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