Guerric AERDEN - En 1144, Pierre le Vénérable, abbé de la puissante abbaye de
Cluny, écrivait à Bernard : « Vous avez été donné d’une façon prodigieuse
à notre temps pour y être une lumière par la parole et
l’exemple, non seulement pour les moines mais pour toute l’Église
latine» (lettre 111)...
Guerric AERDEN, ocso, Collectanea, 65 (2003)
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Christophe VUILLAUME, osb (Collectanea Cisterciensia N°79-2017). Les XVIIe-XVIIIe siècles voient, pour une large part, le mouvement de décadence se poursuivre et s’accentuer. Il aboutira en France d’abord au regroupement d’un grand nombre d’ordres monastiques, avant la suppression des vœux de religion par la Révolution. Néanmoins, dans ce sombre tableau, plusieurs efforts de réforme se font jour, souvent avec un réel et large succès. Comme on va le voir, le premier mouvement est toujours de revenir aux sources de la vie monastique, donc à son principe même qu’est l’anachorèse.
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Christophe VUILLAUME, osb (Collectanea Cisterciensia N°80-2018). Comme on l’a déjà relevé pour Dom de Lestrange, les moines du XIXe siècle, avec la majorité de leurs contemporains catholiques, perçoivent la société comme profondément perturbée par les événements de la fin du siècle précédent : Révolution, Empire, effondrement de la France, persécutions, mentalité issue des Lumières. Sur une population de 30 millions de Français (vers 1815), on estime les non-catholiques à 560 000 seulement, mais la pratique reste faible. D’après le nonce Macchi, « plus que la moitié des catholiques sont dans l’ignorance des devoirs du chrétien et plongés dans l’indifférence ».
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Christophe VUILLAUME, osb (Collectanea Cisterciensia N°80-2018). XXe siècle. Débutons cette fois par l’enseignement du Magistère qui reflète assez bien, pensons-nous, l’évolution de la mentalité catholique tout au long du siècle passé.
Le Magistère témoigne d’une compréhension certaine de la place que doivent tenir les contemplatifs dans la vie de l’Église comme dans sa mission. Dans sa constitution apostolique Umbratilem (1924), Pie XI rappelle aux chartreux et à tous ceux « qui font profession de mener une vie de solitude, loin des fracas et des folies du monde », qu’ils
participent de façon authentique et même essentielle à l’apostolat de tous les chrétiens. Au milieu du corps ecclésial, les moines reçoivent comme « leur affaire principale de s’offrir et de se vouer à Dieu, en vertu d’une fonction pour ainsi dire officielle, comme victimes et hosties de propitiation, pour leur salut et celui du prochain ».
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Dom Marie-Gérard DUBOIS, ocso (Collectanea Cisterciensia N°69-2007). Le moine est un croyant qui cherche Dieu, comme tout croyant devrait le faire, dans la foi, l’espérance et la charité, recherche qui se concrétise dans la prière et dans l’ensemble de la vie spirituelle. En quoi la liturgie m’aide-t-elle et me forme-t-elle dans cette perspective?
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Dom Marie-Gérard DUBOIS, ocso (Collectanea Cisterciensia N°69-2007). Pour Jacques et Raïssa Maritain, tous sont appelés à une certaine contemplation infuse, c’est-à-dire à vivre sous la mouvance des dons de l’Esprit-Saint, contemplation qui peut prendre différentes formes, parfois masquées ou diffuses.
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Adalberto PIOVANO, osb (Collectanea Cisterciensia N°81-2019). Dans la tradition monastique ancienne, nous trouvons avec une certaine insistance la référence à la parabole évangélique de Luc 18, 9-14, et en particulier à l’un des deux protagonistes que Jésus compare dans leur manière de prier.
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Benoît GAIN (Collectanea Cisterciensia N°82-2020). Parmi les Pères, Basile de Césarée se distingue pour avoir à plusieurs reprises donné une définition du chrétien, moins du point de vue de son identité : « est chrétien celui qui … », « qui confesse que Jésus est Seigneur et Christ » – selon par exemple Justin – que de son être profond : qu’est-ce, en fin de compte, que la vie chrétienne ? Encore convient-il de veiller non seulement à relever, si possible de manière exhaustive, les occurrences de ces définitions dans ses œuvres, qui appartiennent à des genres variés, mais aussi d’en apprécier les harmoniques.
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