LIVRES

Les livres mentionnés sont publiés par diverses maisons d'édition et traitent de la culture cistercienne, qu'il s'agisse de spiritualité, d'histoire, d'architecture.

 

La France cistercienne

ARCCIS, Armelle Bonis, Sylvie Dechavanne, Monique Wabont

Editions Salvator, juin 2008

 

En ce troisième millénaire, la famille cistercienne suit plus que jamais la Règle de saint Benoît, exigeante et miséricordieuse. Comme leurs prédécesseurs, les moines, les moniales et les laïcs qu'elle réunit se distinguent par leur capacité à concilier fidélité à leur héritage et adaptation à leur époque. Ce dont témoignent les écrits mystiques et les textes réglementaires, les monuments et les oeuvres d'art par lesquels ils continuent de transcrire leur foi.

Bonneval, une abbaye cistercienne en Rouergue

Annie Bras

Editions Privat, mai 2008

 

Cartulaire, parchemins, mémoire écrite et orale racontent l'histoire de Bonneval : c'est l'aventure monastique d'une communauté de moines du XIIe siècle jusqu'à la Révolution et de moniales jusqu'à nos jours.

Annie Bras nous permet de découvrir la vie quotidienne dans l'abbaye : quête d'absolu, prière, engagement, silence, vie fraternelle, activité chocolatière. A distance des foules, mais bien ancrée dans le monde, la communauté cistercienne de Bonneval perpétue la grande tradition de la vie monastique qui ne cesse d'interpeller et de fasciner aujourd'hui encore le croyant ou l'athée, l'érudit ou le simple curieux.

Annie Bras est l'auteure de Dieu est entré à l'hôpital (éditions Thélès, 2005), livre témoignage auprès des personnes en fin de vie au CHU de La Grave et de l'Institut Claudius-Regaud de Toulouse, de 1998 à 2003.

 

100 prières de cisterciens

ARCCIS

Salvator, Paris, 2007

 

"Le cistercien veut que sa prière mont du plus profond de son cœur. Pas de verbiage, pas de mots creux ! Mais des mots qui aient la valeur d'une perle pour le cœur Dieu". (Frère Olivier Quenardel, abbé de Cîteaux, préface) Prières d'hommes et de femmes, prières d'hier et d'aujourd'hui, prières qui ont traversé, qui traversent les siècles et qui sont le témoignage vivant de cette quête de Dieu toujours d'actualité.

 

La correspondance

Bienheureux Marie-Joseph Cassant (1878-1903)

Vie monastique, n° 44, Abbaye de Bellefontaine, 2006

 

C'est à l'âge de 16 ans, le 5 décembre 1894, que Joseph Cassant entre à l'abbaye cistercienne de Sainte-Marie-du-Désert dans le diocèse de Toulouse. Il y meurt, victime de la tuberculose, le 17 juin 1903. Jean-Paul II l'a déclaré bienheureux le 3 octobre 2004. A travers ses lettres, frère Marie-Joseph rappelle que, pour les êtres limités que nous sommes et que nous serons toujours, une seule chose importe, qui ne sera jamais dépassée : aimer, aimer, aimer. Et seul le cœur de Jésus peut donner à un être humain cet océan d'amour.

 

Désir de voir Dieu et amour chez Guillaume de Saint Thierry

Monique Desthieux

Vie monastique, n° 45 - Abbaye de Bellefontaine, 2006

 

Guillaume (1075-1148), abbé du monastère bénédictin de Saint-Thierry, puis moine cistercien et abbé de Signy, fut un très grand ami de saint Bernard de Clairvaux. Dans son enseignement, il "voulait conduire ses moines dans un cheminement plus conscient qui les aiderait à mûrir et à nourrir leur désir de voir la face du Seigneur. Il ne voulait pas qu'ils se contentent d'une vie de foi médiocre sans rechercher la profondeur des mystères divins et les joies de la contemplation. Car Guillaume, à travers son expérience spirituelle, a appris que c'est dans cette quête amoureuse du visage divin que se révèle, par grâce, au fond de l'âme, la présence aimante et agissante d'un Dieu infiniment bon, en qui s'enracine une action féconde empreinte de charité."

 

La vie des communautés cisterciennes au XVIIe siècle - 54 cartes de visites

 

Dom Dominique Georges (1613-1693), abbé du Val Richer

Edition de Bellefontaine/ARCCIS - Collection Cahiers cisterciens, Des lieux et des temps, 2006

Présentation par E. Richard-Rossignol, intoduction, transcription et notes par Claude Garda

 

Les "cartes de visites" sont les compte-rendus des visites régulières dans les communautés cisterciennes par l'abbé visiteur. Une telle édition est rare et permet de connaître précisément la vie des communautés au XVIIe siècle.

 

 

L'abbaye cistercienne de Morimond

Histoire et rayonnement - Colloque international organisé par l'association des Amis de l'Abbaye de Morimond et la Société historique et archéologique de Langres (Langres - 5-6 septembre 2003) - 2005

Ce volume rassemble les communications qui ont lieu lors de ce colloque et qui permettent de dresser un nouvel état des lieux sur les origines de Morimond, sa place dans l'ordre cistercien, le développement de ses filiations.

(Vendu directement par l'Association des Amis de l'Abbaye de Morimond - BP 32 - 52202 Langres)

 

Cisterciens en Dombes (1859 - 2001)

Frère Etienne Goutagny

L'Harmattan 2004

 

La Dombes, située au Nord-Est de Lyon, fut longtemps un pays déshérité à cause des miasmes qui se dégageaient des étangs mal entretenus. Au XIXe siècle, les autorités civiles et religieuses s'associèrent pour sauver cette région en faisant appel aux moines de l'abbaye d'Aiguebelle. Cette fondation fut une véritable épopée. A partir des archives de l'abbaye des Dombes, l'auteur a voulu garder mémoire de cette fondation originale en présentant les Abbés et les moines qui furent les héros de cette aventure monastique.

 

L'abbaye de Sainte-Catherine

Des moniales cisterciennes dans l'histoire d'Annecy

Christian Regat

ANNESCI 41 - Société des Amis du Vieil Annecy - 2004-2005

     

Perché à 683 m d'altitude dans un repli de la montagne du Semnoz, le monastère de Sainte-Catherine a abrité pendant six siècles une communauté de moniales cisterciennes, avant de devenir, en 1780, une faïencerie. Celle-ci n'eut guère plus de vingt ans d'existence, puis le lieux furent laissés à l'abandon. Sous la Restauration sarde, les bâtiments devinrent une ressource inépuisable de matériaux pour alimenter les chantiers d'Annecy. Il ne subsista bientôt plus que des ruines romantiques à souhait. Elles furent abattues pour laisser la place à deux bâtiments de ferme où une exploitation agricole fonctionna jusqu'en 1961. Le site étant de nouveau déserté, les deux bâtisses se dégradèrent rapidement et ont été rasées en 1976. Seule a été conservée et aménagée une petite construction qui renferme de très modestes vestiges de l'église abbatiale. Avec quelques murettes et une jolie fontaine sous une voûte en berceau brisé, voilà les derniers restes qui évoquent encore le souvenir des moniales de Sainte-Catherine.

Ce monastère avait été fondé dans le contexte de développement extraordinaire qu'a connu l'Ordre de Cîteaux tout au long du XIe siècle, expression d'un profond renouvellement de la vie monastique dans un retour à ses sources bénédictines les plus authentiques. En effet, l'Ordre de Cîteaux n'est plus autre chose qu'une branche vigoureuse de la grande famille des fils et filles de saint Benoît

     

     

     

    Histoire de l'abbaye de Lérins

Mireille Labrousse, Eliana Magnani, Yann Codou, Jean-Marie Le Gall, Régis Bertrand, Dom Vladimir Gaudrat

Abbaye de Bellefontaine-ARCCIS, 2005

     

L'abbaye de Lérins est une des très rares maisons religieuses à avoir été rétablie en France après la Révolution en un site monastique paléochrétien marqué par le prestige de ses commencements et de ses premières générations de saints.

Sur l'île Saint-Honorat, où les cisterciens ont succédé aux bénédictins, a eu lieu une expérience monastique exceptionnelle par sa durée, sa complexité, ses choix et parfois ses difficultés. Elle se poursuit depuis 1600 ans.

Pourtant, aucune étude historique de quelque ampleur sur le monastère n'était depuis longtemps disponible. Cet ouvrage vient combler cette lacune. Il propose une histoire de l'abbaye sur la longue durée, mettant en valeur les temps forts des communautés qui se sont succédé, sans ignorer les silences et les crises qui les ont touchées. Il reprend l'examen des sources documentaires archéologiques, manuscrites et imprimées, les analyse selon les problématiques de la recherche actuelle, afin de dégager la spécificité et la richesse du vécu humain multiséculaire qu'a connu ce lieu d'exception, entre mer, terre et ciel.

 

     

Cisterciens au Val-des-Choux et à Sept-Fons, 1762-1792

Règlements généraux

Textes présentés par Fr. Placide Vernet, moine de Cîteaux

Edition L'Harmattan, 2005

La réforme de la vie religieuse dans les monastères masculins de l'Ordre de Cîteaux se développa au XVIIe siècle à La Trappe, dans le Perche, avec son abbé, Dom Armand Jean le Bouthillier de Rancé, et simultanément à Sept-Fons, dans le Bourbonnais, avec l'Abbé Dom Eustache de Beaufort.

L'ultime réforme sous l'Ancien Régime prit corps en Bourgogne, au prieuré du Val-des-Choux, repeuplé par des moines venus de Sept-Fons. On était au déclin du Siècle des Lumières. L'Abbé de Sept-Fons, Dom Dorothée Jalloutz, la fit adopter ensuite par la communauté-mère qu'il entendait construire à sa perfection par des règlements détaillés fondés sur la Règle de Saint Benoît, les Us cisterciens et la tradition de l'Ordre. Ce volume consacré aux Règlements généraux offre un tableau détaillé de la manière de vivre des moines cisterciens à la fin du XVIIIe siècle dans la Montagne de Bourgogne. Cette vie rude, austère, très encadrée, contraignante, mais librement acceptée, était souvent aussi celle du courant des gens.

Ce livre est donc un témoignage exceptionnel sur une époque-clé.

C'est particulièrement vrai pour l'agriculture : des dizaines de pages traitent des pratiques agricoles et de vignoble. Elles témoignent d'une connaissance parfaite du sujet et devraient attirer l'attention des lecteurs.

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