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En juillet 2003, l’abbaye de Cîteaux mettait
gratuitement à la disposition de l’Association pour le Rayonnement de la Culture Cistercienne
(Arccis) un bâtiment pour y abriter le Centre Européen pour le
Rayonnement de la
Culture Cistercienne (Cerccis). Trois ans plus tard,
une partie de ce bâtiment, complètement aménagée, va commencer à fonctionner.
Dans quel contexte ? Dans quel but ? Avec quels moyens ?
1. L’association Arccis et les besoins recensés
L’Arccis (association loi 1901) a été fondée en
1996 pour diffuser, défendre, faire rayonner la culture cistercienne, en
prenant cette expression dans son sens le plus large : tout ce qui fait
vivre une communauté monastique cistercienne, soit au point de vue matériel
(architecture, propriétés, arts…) soit au point de vue spirituel (littérature
spirituelle, en particulier), en privilégiant ce dernier aspect. L’association
est composée essentiellement de communautés de la Famille cistercienne
(Ordre cistercien, Ordre cistercien de la stricte observance, Ordre de moniales
cisterciennes bernardines d’Esquermes, Bernardines de Suisse et laïcs liés à
des communautés). Elle est donc attentive à tout ce qui touche la culture
cistercienne, sensible aux besoins de notre société et prête à y répondre dans
la mesure de ses possibilités.
Depuis
toujours, mais le phénomène semble s’amplifier, des étudiants ou des chercheurs ont souhaité être éclairés
sur tel ou tel point de l’histoire cistercienne, de son patrimoine littéraire, architectural ou foncier, sur la
bibliographie disponible sur tel auteur ou tel sujet précis. Jusqu’à présent, ils s’adressaient à une
personne ou à une abbaye dont ils avaient les coordonnées, sans forcément
toujours obtenir la ou les réponses attendues.
Il existait
aussi une demande, venant surtout des États-Unis, pour
l’instauration de séjours d’études sur le terrain, d’organisation de visites
d’anciennes abbayes, de colloques
animés par tel ou tel spécialiste, un peu comme une université d’été pour des étudiants et leurs enseignants.
Par ailleurs,
certains fonds rassemblés par des chercheurs, moines ou laïcs, risquaient, et
risquent toujours, à leur décès, au mieux de dormir dans des caisses sans être
ni connus ni exploités, au pire de disparaître complètement.
La revue « Cîteaux.
Commentarii cistercienses »
avait longtemps cherché à s’implanter, de
façon durable et plus fonctionnelle, dans un lieu précis, bien situé, convenablement aménagé et équipé. En fait,
pour elle, une autre solution sera trouvée avant qu’elle ne fasse appel à
l’association.
Fortement
interpellée par toutes ces demandes, l’Arccis s’est demandée comment y répondre.
2. Dans le passé, deux autres projets
Dans le passé récent, deux projets avaient déjà été
élaborés pour répondre à des demandes de ce genre. Le premier fut initié dans
le contexte du neuvième centenaire de la naissance de saint Bernard (1090). La « maison
natale » de saint Bernard, à Fontaine-lès-Dijon, se présente comme un
corpus de bâtiments, comprenant des chapelles et des locaux d’habitation, le
tout flanqué d’une imposante basilique érigée en 1891. L’état de ces lieux,
inoccupés et laissés à l’abandon, se détériorait, et il fallait d’abord penser à
une restauration. L’association propriétaire, en lien étroit avec la commune et
avec l’aide des pouvoirs publics, s’employa à achever la basilique et à rénover
les toitures de l’ensemble. Il restait à restaurer les autres bâtiments, mais
pour quel usage ? C’est là que l’on envisagea d’en faire un centre de
recherches et de rencontres, ayant pour objet le rassemblement, l’étude, la
communication de toutes les
informations concernant les cisterciens, leur histoire, leur spiritualité. Pour
cela, on créa l’association « Présence cistercienne » ; c’est
elle qui devait mettre sur pied ce entre et l’animer, aidée dans cette tâche
par un comité scientifique. Elle devait donc réhabiliter les locaux et prévoir
le fonctionnement du Centre. Beaucoup d’énergie fut dépensée pour définir les réalisations
concrètes à mettre en œuvre, ainsi que les équipements à prévoir. Les années
passèrent, et l’on arriva à la préparation d’un autre anniversaire : le
neuvième centenaire de la fondation de l’abbaye de Cîteaux (1098). Ce projet
disparut au profit d’un autre, plus ambitieux.
Dès 1995, le
monde monastique et les autorités civiles engagèrent la préparation de cette
nouvelle célébration en créant l’association « Cîteaux 98 », pour
coordonner l’ensemble des projets et informer. L’abbaye de Cîteaux se trouva évidemment
en première ligne. On pensa à restaurer les bâtiments historiques, la bibliothèque
du XVe siècle et le bâtiment du Définitoire. La question de leur
usage fut bien sûr posée par ceux qui financeraient les restaurations. La
communauté tenait à sauvegarder sa vie monastique, avec sa part de silence.
Finalement, fut organisé le « Parcours des visites », qui existe
toujours à Cîteaux : le public peut découvrir les bâtiments anciens de Cîteaux
dans le cadre de visites guidées, qui l’introduisent non seulement à
l’architecture, mais aussi à ce qui constitue l’essentiel de la vie monastique
dans les lieux phares d’un monastère cistercien (scriptorium, chapitre, église…)
et dans les activités quotidiennes d’un moine (prière, lectio, chapitre…).
La bibliothèque fut restaurée et l’on y aménagea une exposition permanente sur
les manuscrits cisterciens anciens. Mais que faire du Définitoire ? Le bâtiment
est très vaste, et l’on rêva d’y regrouper sessions et rencontres monastiques,
réunions des Conférences Régionales de l’Ordre cistercien de la stricte
observance, de ses Commissions Centrales ; et on alla jusqu’à évoquer la tenue de Chapitres Généraux, sans
compter journées d’études, universités
d’été ou colloques pour
chercheurs. La liste des possibilités
était longue et pouvait donner le vertige, mais chacun avait conscience qu’il
fallait d’abord prendre l’avis de la communauté de Cîteaux sur ce projet. Or
celle-ci, devant l’ampleur des manifestations qui s’annonçaient pour la célébration
de ce centenaire, préféra que l’on diffère le projet. Plus tard, une fois les fêtes
terminées et après quelques changements dans le monde politique, il devint évident
que la restauration de ce bâtiment n’était plus à l’ordre du jour.
3. À Cîteaux, un centre d’études et de
recherches pour la culture cistercienne : le Cerccis
Ces deux projets, très différents l’un de l’autre,
n’ont donc pas abouti. Pourquoi alors lancer autre chose ? Tout d’abord,
la célébration du neuvième centenaire de Cîteaux avait montré qu’un centre de
renseignements peut avoir un résultat très bénéfique pour l’information et la
coordination des projets. Durant cette année-là, une petite équipe de laïcs,
financée par le Conseil régional de Bourgogne dans le cadre du Comité régional
du tourisme, avait assuré ce service, d’une manière discrète, efficace, et
certains auraient sans doute souhaité qu’elle continue son travail. Mais une
fois la fête finie, les finances publiques allèrent soutenir d’autres projets.
Les questions de chercheurs ou d’étudiants
continuaient d’affluer et le problème de la conservation des fonds d’archives
se posait toujours. Mais, fait nouveau, une communauté cistercienne dut alors
cesser d’exister, et elle put faire don à l’abbaye de Cîteaux de toute la
partie cistercienne de sa bibliothèque, avec la possibilité de le mettre en dépôt
dans le centre projeté s’il venait un jour à exister. Sans être grand prophète,
on peut penser que d’autres communautés cisterciennes pourraient avoir un
destin semblable dans les prochaines décennies. Par ailleurs, des fonds de
chercheurs cisterciens furent aussi apportés à Cîteaux : celui du Père Eugène
Manning (avec les fonds restant de la Documentation cistercienne) et
celui du Père Maur Cocheril, grand spécialiste des monastères cisterciens de la Péninsule ibérique, ceux
de Dubuc et de Aubert. Le moment n’était-il pas venu de proposer une structure
adaptée ?
Assez rapidement, on se mit d’accord sur un
lieu : la communauté de Cîteaux, en la personne de son père abbé, proposa
de mettre à disposition la partie inoccupée d’un bâtiment nommé « Cherlieu ».
Placé en limite de la clôture, il avait l’avantage d’être directement
accessible de l’extérieur, sans pénétrer dans l’enceinte monastique. Mais il
fallait l’aménager, en ne gardant que les murs et la toiture.
Les membres de l’association ne pouvaient donner
davantage de leur temps pour ce projet. Il fut donc décidé d’embaucher un
salarié à temps partiel. Sa tâche serait double : trouver des financements
possibles, localement, mais aussi au niveau européen, et aussi prévoir l’aménagement
concret des lieux.
Un architecte fut contacté. Il fit une étude très
détaillée de l’aménagement global et de son coût. Mais l’association était
alors si démunie qu’elle ne put même pas, dans un premier temps, régler la note
de l’architecte (elle s’en acquittera plus tard). Tout était donc prêt pour
commencer : nous avions un projet clair, avec déjà des documents en dépôt ;
nous avions un lieu pour les abriter, que l’on pouvait aménager très
facilement. Il ne manquait plus qu’une chose, mais fondamentale : le financement.
Une association comme la nôtre dispose de quelques ressources pour son
fonctionnement ordinaire, mais elles sont très modestes, et en tout cas tout à
fait insuffisantes pour mener à terme un projet de cette ampleur. C’est alors
qu’à notre grande surprise, un généreux donateur, qui a tenu à rester anonyme,
mis au courant du projet, a offert 100 000 euros, disponibles immédiatement.
Nous avons vu dans ce geste le signe qu’il fallait nous lancer.
En même temps, nous avions mis sur pied un comité scientifique.
Notre projet est cistercien, mais il veut être en lien avec les autres centres
de recherches, en particulier les universités, les bibliothèques publiques, les
centres d’archives. Depuis 2003, ce comité se réunit une fois par an. Il est
informé de l’évolution du projet, donne son avis sur des orientations à
prendre, fait des suggestions, propose des solutions. Il nous paraît important
de ne pas être isolé dans le monde de la recherche.
À cette époque-là, nous avons récolté d’autres
fonds auprès des communautés cisterciennes ; quelques laïcs nous ont également
aidés, ou des organismes, comme la
Fondation des monastères, la Direction des Affaires
culturelles de Bourgogne, le Conseil général de Côte d’Or. Pourtant, il ne nous
était pas possible de réaliser le projet global ; nous avons donc décidé
de réaliser le projet en plusieurs tranches, en fonction de nos disponibilités,
veillant toujours à garder suffisamment d’avances pour le fonctionnement du
Centre, en particulier pour rémunérer la personne salariée. Nous avons fait en
sorte que les aménagements réalisés, même s’ils sont partiels, comportent une
cohérence globale, et rendent possible l’exploitation des lieux. Et c’est ainsi
que 90 mètres carrés,
sur deux niveaux, ont été réalisés en 2005. On trouve, au rez-de-chaussée :
une salle d’accueil, une salle de réunion pour une quinzaine de personnes et un
lieu de stockage sommaire ; à l’étage : deux petites salles de
travail et une bibliothèque. Tel qu’il se présente, le Centre peut déjà
fonctionner.
L’année 2006 et le début de 2007 vont se passer en
rangement et mise en place, en particulier pour la bibliothèque. L’inauguration
est déjà prévue pour le vendredi 20 avril 2007.
4. Les atouts de ce projet
En ce mois d’octobre 2006, quels nous paraissent être
les atouts de ce projet ? Tout d’abord, il est modeste : nous n’avons
voulu réaliser que ce dont nous avions les moyens (financiers et humains), sans
prendre de risques. Et puis, il veut répondre à des besoins précis,
concrets ; nous n’avons pas à chercher des activités pour ce Centre :
elles sont toutes trouvées et correspondent tout à fait au but de notre
association. À la différence des précédents projets, ce Centre n’a pas pour
vocation, même secondaire, d’occuper un bâtiment à restaurer. Cela nous donne
beaucoup plus de liberté, et évite un surdimensionnement difficile à pérenniser.
Il est, par ailleurs, adossé à une association
solide qui regroupe toute la
Famille cistercienne. Elle est présidée et dirigée par un
certain nombre de supérieurs de communauté ; les laïcs présents sont très
actifs et illustrent bien ainsi leur participation spécifique au charisme de
nos fondateurs.
La proximité d’une abbaye vivante est importante
dans notre projet, puisque notre association n’a pas pour but premier la préservation
du passé – même si nous estimons cette démarche légitime et si nous voulons y
contribuer selon la mesure de nos moyens ; mais notre association Arccis,
avec le Centre qui en dépend, veut montrer que la tradition cistercienne est
une réalité d’aujourd’hui, toujours vivante dans des communautés et des
personnes. Par ailleurs, nous ne sommes pas situés auprès d’une abbaye
quelconque, mais bien auprès de celle de Cîteaux, le lieu source de toute la Famille cistercienne. Les
célébrations de 1998 en ont fait prendre une conscience plus vive, et, en cela,
elles ont peut-être été un révélateur pour beaucoup de ce qu’est et de ce que
pourra être une « Famille cistercienne ».
Le Cerccis n’a pas de relation structurelle ou
institutionnelle avec des organismes publics (nationaux, régionaux ou
locaux) ; s’il ne peut compter sur le soutien que pourraient apporter de
telles structures, cela lui donne, en contrepartie, une plus grande liberté
d’action. Le comité scientifique assure un lien avec le monde « culturel »,
mais c’est un lien de collaboration, qui n’a rien de contraignant.
5. Les réalisations
L’Arccis n’a pas attendu la mise en route du
Centre pour développer des activités. La culture se manifestant de manière
privilégiée par des écrits, assez vite l’association a collaboré à des éditions
d’ouvrages. Pour des raisons commerciales et fiscales, elle s’est unie pour
cela avec un autre éditeur, les Éditions monastiques de l’abbaye de
Bellefontaine, et c’est ainsi qu’une quinzaine de titres ont déjà été publiés
sur des sujets touchant la vie cistercienne : un auteur précis, comme
l’Abbé de Rancé, l’histoire d’une communauté (Lérins et Bellefontaine), des études
sur un auteur (plusieurs sur Guillaume de Saint-Thierry), etc. Ces ouvrages
sont toujours disponibles.
Nous avons été aussi à l’initiative de plusieurs
CD audio présentant diverses facettes de la vie et de la spiritualité
cisterciennes. Le Studio SM s’est chargé de leur réalisation et de leur
diffusion. Une vidéo a aussi été réalisée pour faire découvrir aux jeunes la
vie cistercienne et amorcer un dialogue avec eux.
À la fin de l’année 2001, une revue, « Liens
cisterciens », a été lancée à destination principalement, mais non
exclusivement, des laïcs qui fréquentent les monastères sans forcément bien
connaître la vie cistercienne. Deux numéros par an, d’une quarantaine de pages
chacun, présentent toute la richesse de la Famille cistercienne : histoire, spiritualité,
actualité, etc. 500 exemplaires sont diffusés actuellement, dont 350 par
abonnement.
Nous avons voulu répondre aussi à une autre
demande : celle de personnes qui font des recherches sur la vie
cistercienne, tout en exerçant parfois un autre métier, et qui souhaitaient se
rencontrer, car souvent isolées dans leur recherche. Leur deuxième journée de
rencontre s’est déroulée à l’abbaye de La Trappe, le 8 septembre dernier. Pour la trentaine
de participants, neuf contributions ont été données, dans des domaines aussi
divers que la théologie, l’architecture, l’histoire des institutions,
l’histoire de l’art, les archives. Une fois les recherches exposées, chaque
intervention a été suivie d’un échange avec les autres membres du groupe. La
rencontre avec la communauté monastique qui accueillait a été très appréciée
par tous.
À notre époque, il nous était impossible de ne pas
être présent sur la Toile.
Un site Internet présente brièvement ce que nous sommes,
quelles sont nos activités. Parmi celles-ci, il privilégie ce que nous avons
appelé une « petite bibliographie cistercienne ». Il ne s’agit pas
d’une bibliographie exhaustive, mais d’une première approche bibliographique
sur notre vie cistercienne, depuis le XIIe siècle jusqu’à nos jours.
On peut la télécharger très facilement ; si on l’imprime, elle fait tout
de même plus de 250 pages ! Nous souhaitons la tenir à jour au fur et à
mesure des nouveautés.
6. Les développements possibles
Dans l’avenir, on peut penser que ce Centre
continuera ce qui est commencé, mais aussi qu’il poursuivra ses activités en
les développant ou en en créant de nouvelles.
Ainsi, notre intention n’est pas de constituer en
ce lieu une bibliothèque cistercienne complète – telle ou telle communauté en
possède déjà une et peut la mettre à la disposition des chercheurs. Mais notre
souhait est d’avoir une bibliothèque de base, spécifique, où l’on peut trouver
les outils fondamentaux pour une recherche. Cela dépendra évidemment des dons
ou dépôts de documents qui seront faits. La partie non aménagée des locaux
pourrait alors être mise en service dans la mesure des besoins.
Jusqu’à présent, nous n’avons reçu en dépôt que
quelques fonds de chercheurs, mais nous connaissons tous de ces personnes qui
ont consacré toute leur vie à l’étude d’une ancienne abbaye cistercienne, par
exemple. Il n’est pas sûr que leurs héritiers montrent autant d’intérêt qu’eux
pour l’objet de leur recherche. Le Centre pourrait alors recevoir une quantité
notable de fonds de chercheurs, à condition que cette possibilité soit
largement connue autour de nous.
Tous les fonds documentaires ainsi rassemblés,
sous forme de livres, documents photographiques, sonores ou numériques, ou
autres, devront être classés et, éventuellement, numérisés. Pourquoi ne pas
aussi les présenter sur le site Internet ?
En ce qui concerne les archives, il n’est pas
question de regrouper toutes les archives cisterciennes dans ce Centre, mais on
pourrait, par exemple, faire l’inventaire de tout ce qui existe dans les
communautés, créer des répertoires, etc. ; les chercheurs auraient ainsi
des outils très précieux pour leurs travaux. Il s’agit là d’un travail très
utile, mais en même temps énorme, car il est probable que beaucoup de fonds
d’archives ne sont pas encore classées. Il faudrait alors faire ce travail préalable,
former des archivistes…
Le site Internet, lui, pourrait être beaucoup plus
développé et devenir un véritable outil de communication. Autre champ d’activité :
sur place, on pourrait organiser des expositions pour faire connaître la vie
cistercienne hier et aujourd’hui ; les thèmes possibles ne manquent pas.
Une autre piste pour des actions serait de prendre
contact avec d’autres pays (pays limitrophes de la France, mais aussi
Etats-Unis ou d’autres encore), pour connaître leurs richesses, leurs besoins,
et voir si une collaboration serait possible et souhaitable pour eux et pour
nous. Des communautés de ces pays font déjà partie de l’Arccis, et plusieurs
fois déjà, des Italiens sont venus à notre assemblée générale.
Nous n’avons fait qu’énumérer quelques lignes de développement
possibles, mais elles suffisent pour montrer que le Cerccis n’est pas prêt de
manquer de projets à réaliser ou d’objectifs à atteindre.
7. Les moyens
Ce que nous venons de dire ne doit pas faire
illusion : nous ne voulons pas un développement tous azimuts. Nous voulons
d’abord et avant tout poursuivre, améliorer, développer ce qui existe déjà. Et
notre préoccupation actuelle essentielle est de trouver des ressources régulières
pour assurer le fonctionnement du Centre. Il nous faudrait, pour travailler
dans de bonnes conditions, 60 000 euros par an, et nous sommes loin de les
avoir réunis. Nous avons bien quelques pistes, mais l’avenir à moyen terme
n’est pas encore assuré. Ce projet doit être évidemment soutenu par les
communautés cisterciennes, mais il nous semble que ce sont les laïcs qui sont
et seront les premiers bénéficiaires du travail que nous avons entrepris, et
donc que ce serait à eux de soutenir ce Centre, soit de manière individuelle –
certains le font déjà –, soit sous forme de mécénat ou sous d’autres formes. Si
ce projet est voulu par le Seigneur, il trouvera bien le moyen de nous envoyer
les secours dont nous avons besoin pour le réaliser, à condition que nous
mettions, nous aussi, la main à la pâte.
Par la suite, si les projets devaient être développés,
il nous faudrait augmenter le personnel ou bien trouver des personnes bénévoles,
aménager les autres parties du bâtiment mises à disposition, et donc chercher
d’autres ressources financières.
En rendant grâce au Seigneur pour le chemin
parcouru et pour tout ce qui est déjà commencé, nous contribuons un peu plus au
« rayonnement de la culture cistercienne », mais beaucoup reste
encore à faire. Heureusement, nous ne sommes pas seuls. De nombreux amis sont
prêts à nous aider. Nous pensons que le projet en vaut la peine : faire
connaître à nos contemporains, pour qu’ils en vivent, ce qu’a été la culture
cistercienne, et comment elle fait vivre encore aujourd’hui des moines et des
moniales, et des laïcs de plus en plus nombreux. C’est un projet d’Église déjà
assumé par chaque communauté cistercienne, mais qui peut prendre une autre
dimension, plus vaste, en touchant davantage de nos contemporains, si nous y
travaillons tous ensemble.
signé : F. Hervé Briand, F. Gérard Joyau, du
conseil d’administration de l’Arccis
Coordonnées :
Arccis (siège
social)
Abbaye de
Bellefontaine
49122 Bégrolles
en Mauges
tél. :
02 41 75 60 40
info@arccis.org
www.arccis.org
Cerccis
Abbaye de Cîteaux
21700 Saint Nicolas les Cîteaux
tél. : 03 80 61 10 80
cerccis@arccis.org
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